Cinéma et sommeil : mythes et réalités - Experts du sommeil - Dreem

Cinéma et sommeil : mythes et réalités

7min de lecture

Le cerveau, un sujet de prédilection au cinéma

À part manger, boire, ou conduire, il est rare que les films au cinéma aient pour sujet les choses banales et triviales de la vie quotidienne. Dans l’intérêt du divertissement, ils préfèrent en effet se focaliser sur des invasions d’aliens, des drames romantiques, et des tours de magie. Cela n’est d’ailleurs pas pour nous déplaire ! Mais quelle est la seule chose de la vie quotidienne qui trouve toujours son chemin au cinéma ? Le cerveau et ses très nombreux mystères.

cinema

Le cinéma adore en effet essayer de percer les nombreux mystères du cerveau. Mais après d’innombrables heures de visionnage, nous avons noté une chose. Les films n’ont absolument aucune idée de ce qu’il se passe dans nos cerveaux. Un rêve dans un rêve dans un autre rêve, une machine avec Intelligence Artificielle qui tombe amoureuse… Les films que nous connaissons et aimons font indubitablement beaucoup d’erreurs lorsqu’il s’agit du cerveau.

Inception, 2010
Image de Creative Commons.
 
cinéma sommeil cerveau

Le père de tous les films sur le cerveau au cinéma. Dans le blockbuster de Christopher Nolan (2010), Leonardo DiCaprio joue un voleur qui utilise la science du sommeil pour entrer dans les rêves subconscients des personnes. Il leur vole ainsi des secrets. Lui et son équipe d’experts de l’inception sont réquisionnés pour accomplir l’ultime mission : convaincre un homme de prendre une décision commerciale cruciale en s’infiltrant dans ses rêves.

Si cela semble plausible, des preuves scientifiques donneront cependant beaucoup de difficultés aux enthousiastes d’Inception à trouver le « monde des rêves ». Petit rappel : la plupart de vos rêves les plus intenses se passent en fait pendant la phase de sommeil paradoxal.  C’est l’une des phases durant lesquelles nous entrons pendant le sommeil. Dans le film, afin d’endormir ses cibles, Leo et son équipe les mettent sous tranquillisants . On pourrait même penser que ce sont des pilules assez fortes. Malheureusement, les recherches montrent que la quasi-totalité des somnifères sur le marché disponibles aujourd’hui ne favorisent pas le sommeil paradoxal (ou REM). Cela signifie que les chances d’avoir un rêve pendant un sommeil à base d’Ambien sont donc bien plus rares ! S’ils avaient réellement tranquillisé les cibles (sans médicaments), elles auraient alors pu entrer dans un état de quasi-rêve.

Les recherches montrent en outre qu’il est impossible de créer des visages que vous n’avez jamais vu auparavant dans vos rêves . Cela signifie que Léo et son équipe auraient dû avoir rencontré leurs sujets avant d’apparaître dans leurs rêves !

Her, 2013
Image de Kurzweil Accelerating Intelligence.

cinéma sommeil cerveau 

Theodore Twombly est un homme célibataire et antisocial de Los Angeles qui achète un des premiers systèmes d’exploitation d’Intelligence Artificielle. Celle-ci se nomme Samantha  et Theodore tombe amoureux d’elle. Mais de manière assez évidente (attention, alerte spoiler), Samantha lui révèle qu’elle a une relation similaire avec des milliards d’individus — et également qu’elle évolue à travers l’humanité pour explorer le reste de son existence. En somme, une histoire d’amour classique et légère.

Comme le blog Kurzweil Accelerating Intelligence le montre, il y a des petits éléments du film qui semblent être hors de la réalité. Mais, pour la plupart, un futur où l’IA et les humains peuvent co-habiter — et techniquement tomber amoureux — n’est pas complètement éloigné. Ce qui dérange Kurzweil, c’est la vitesse à laquelle Samantha et le reste de ses amis IA évoluent. La capacité de Samantha pour les relations humaines semble bien plus importante que le cerveau normal d’un humain . Elle est tellement plus importante qu’elle décide d’explorer les éléments potentiellement plus grands d’avoir une IA (comme un cerveau humain).

Alors que cette histoire semble totalement irréaliste, ne soyez pas trop sceptique. Avec la Loi de Moore qui nous rattrape et la technologie qui continue d’avancer, c’est seulement une question de temps avant que les IA et l’apprentissage des machines nous dépassent. Si on ne fait pas ce qu’il faut pour s’améliorer et être sûr d’être bien optimisé, nous verrons de grandes perturbations dans les structures socio-économiques du monde. Et disons-le clairement — nous sommes déjà amoureux de nos smartphones.

Lucy, 2014
Image de The Lovely Side.

 cinéma sommeil cerveau

Nous avons tous déjà entendu ce mythe, « Une personne n’utilise en moyenne que 10% des capacités de son cerveau ». C’est exactement ce sur quoi le film Lucy de Luc Besson se concentre. Scarlett Johansson y joue Lucy, une femme exposée à une drogue qui lui donne un exceptionnel pouvoir cérébral . Celui-ci lui permet d’utiliser théoriquement 100% de son cerveau.

Mais comme Scientific American le montre, ce mythe de cinéma  est juste ce qu’il est  :  un mythe. L’idée que les humains ne disposent que de 10 % de leur cerveau n’a jamais été prouvée. En fait, grâce aux principes chers à l’évolution, ceci n’a même aucun sens. Les humains et leurs organes évoluent pour grandir et fonctionner correctement, éliminant des parties de nous qui ne sont pas utilisées ou essentielles à notre survie. Le tissu cérébral étant inutilisé tomberait sûrement dans cette catégorie. De plus, en neurosciences, les patients qui ont perdu moins de 90% de leurs cerveaux ont ressenti des effets catastrophiques.

Comme pour la drogue à laquelle Lucy est exposée, des médicaments comme Ritalin et Provigil existent. LMais ils sont plus axés sur la concentration, plutôt que d’illuminer l’esprit en une fois. Et n’oublions pas comment le sommeil s’installe. Le but d’être sans limites avec ces drogues baisse la nécessité du corps de dormir et de se restaurer — ce sans quoi, il périra.

La Belle au Bois Dormant, 1959
Image de The Disney Wikia.

 cinéma sommeil cerveau

Deux mots pour vous : 100. Ans. C’est le temps durant lequel Aurore, la princesse dans La Belle au Bois Dormant, dort. Mettons tout d’abord de côté l’absurdité qui veut que quelqu’un puisse dormir pendant 100 ans sans avoir faim ou mourir. Aurore aurait alors eu besoin de somnifères très puissants pour réussir à rester endormie pendant tout ce temps. Les drogues pharmaceutiques qui contiennent les molécules gaboxadol et tiagabine peuvent aider votre cerveau à rester en sommeil profond pendant de plus longues périodes . Mais Aurore bouge pendant les cycles naturels de sommeil léger, sommeil profond et sommeil paradoxal. Il est donc peu probable que rien ne soit arrivé pendant 100 ans qui aurait pu la réveiller.

Si le bandeau Dreem ne permet pas de dormir 100 ans, ou de sur-développer nos capacités cérébrales, il peut néanmoins améliorer la qualité de notre sommeil. Découvrez ici comment ! 

 

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