Quelles sont les grandes familles de pathologies de sommeil ?

 

pathologies de sommeil

 » Si nous sommes nombreux à mal dormir, et en conséquence à nous sentir fatigués, cela ne signifie pas qu’il n’existe qu’une seule et même cuase à ce dysfonctionnement. Nous partageons ce symptome, mais il peut avoir pour origine des troubles tout à fait distincts. Voici les grandes catégories de pathologies du sommeil.

Dreem a créé en partenariat avec Choses à Savoir une chaîne de podcasts intitulée « Comprendre et améliorer son sommeil ». Découvrez dès à présent l’épisode 6 : « Quelles sont les grandes familles de pathologies de sommeil ? »

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L’insomnie

D’abord, certainement la plus connue, l’insomnie. Un français sur cinq en souffrirait. Les principaux symptômes sont ici la difficulté à s’endormir, à rester endormis ou le fait de se réveiller plus tôt que souhaité sans pouvoir se rendormir.
Des études montrent que les personnes qui en sont atteintes sont plus susceptibles de souffrir de dépression clinique et d’un niveau de concentration plus faible.

Les épisodes d’insomnie peuvent être temporaires, dus à un grand stress comme suite à une perte d’emploi ou encore simplement à cause d’un décalage horaire. Heureusement, dans la plupart des cas ces perturbations du sommeil ne sont que temporaires et passés quelques nuits tout rentre dans l’ordre. Mais dans certains cas, elles persistent et évoluent pour devenir ce que les spécialistes appellent l’insomnie chronique. Elle résulte souvent de mauvaises habitudes de sommeil ou de la consommation excessive d’alcool ou de caféine à des horaires mal choisis, ou encore la prise de médicaments. Dans tous ces cas un changement de ces mauvaises habitudes de vie ou une thérapie comportemantale suffit à régler le problème. Mais l’insomnie chronique peut être aggravée par un trouble psychiatrique. Dans ce cas des médicaments sont souvent prescrits.

L’apnée obstructive du sommeil.

Il s’agit d’une forme extrême de ronflement dans laquelle les voies aériennes d’un individu sont partiellement ou totalement bloquées plusieurs fois par nuit, parfois des centaines de fois ! Et à chaque fois la respiration peut être interrompue pendant 30 secondes ou plus selon les individus. Malgré ce, la plupart des personnes atteintes d’apnée obstructive du sommeil ne se souviennent pas de ces réveils successifs.
Les personnes obèses sont plus susceptibles d’être touchées car leur poids excessif rend plus probable l’obstruction des voies respiratoires. Les personnes atteintes par ce type d’apnée sont plus suceptibles de développer une hypertension artérielle, des maladies cardiaques et des problèmes d’humeur et de mémoire.

La narcolepsie

Autre pathologie, la narcolepsie, dont le symptôme prédominant est un besoin presque incontrôlable de s’endormir dans la journée. Affectant environ une personne sur deux mille, elle est un trouble du système nerveux central dans lequel le cerveau ne peut pas réguler correctement les cycles de sommeil et d’éveil. Cela se traduit par une incapacité à rester éveillé pendant de longues périodes. Le sommeil, la nuit, peut également en être perturbé.

Le syndrome des jambes sans repos

Puis les mouvements périodiques des membres au cours du sommeil sont une affection répandue. Elle touche environ 34% des adultes âgés de plus de 60 ans. Cette affection provoque des mouvements involontaires des jambes et des bras, souvent répétés des centaines de fois pendant la nuit. Ici aussi les personnes ne sont généralement pas au courant de leurs multiples réveils nocturnes. Dans les cas extrêmes, ces brefs réveils consécutifs aux mouvements des jambes perturbent tellement le sommeil qu’ils provoquent une somnolence diurne excessive.

Les parasomnies.

Il s’agit d’événements indésirables qui surviennent pendant le sommeil. Elles impliquent souvent des comportements complexes et orientés vers un but. On les observe souvent chez les enfants et ils ne sont considérés comme anormaux qu’à la condition qu’ils deviennent très fréquents ou s’ils perdurent à l’âge adulte. Ces troubles varient selon le moment où ils interviennent pendant le sommeil.

Pendant le sommeil lent profond il peut s’agir de somnambulisme, c’est à dire une déambulation nocturne inconsciente et désorientée. Le somnambule peut réaliser des actions assez complexes, comme manger, boire, mais plus rarement sortir de sa maison. Ce phénomène est très fréquent chez les enfants de 5 à 12 ans.

Les terreurs noctures

Chez les enfants de moins de 6 ans les terreurs nocturnes sont également très fréquentes, le plus souvent, entre 1 et 3h après l’endormissement. L’enfant est alors assailli par une angoisse qui le dépasse.
Enfin les éveils confusionnels, qui donnent lieu à une complète désorientation et des comportements automatiques parfois étranges.

Pendant le sommeil paradoxal, les parasomnies sont essentiellement les cauchemars et les troubles du comportement.

A noter que d’autres parasomnies existent comme les paralysies du sommeil, le bruxisme ou les troubles alimentaires nocturnes. »

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